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Bagues · 18 septembre 2023

Bague saphir Ceylan coussin et diamants en or blanc

Bague saphir Ceylan coussin et diamants en or blanc

Publié le par Olivier Maupas-Sehikyan · Bagues

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Un rêve de jeune joaillier devenu bague

Quand j'ai débuté ma carrière, je portais en moi une image un peu têtue. Celle d'une pièce qui réunirait l'élégance et l'éclat sans que l'une prenne le pas sur l'autre. Je ne savais pas encore à quoi elle ressemblerait. Je savais seulement qu'elle existerait un jour, quelque part entre mon établi et ma tête.

Ce jour est venu. Dans mon atelier de Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, j'ai réalisé une bague saphir Ceylan coussin entourée de diamants, montée en or blanc 18 carats. Aucune commande ne m'y poussait, cette fois. Je me suis fait ma propre demande, et je l'ai prise très au sérieux. Disons-le simplement : c'est la bague que je voulais voir exister depuis longtemps.

Je vous la raconte ici comme je raconterais n'importe quel bijou sorti de l'atelier, avec ses choix, ses hésitations et ce qu'elle m'a fait ressentir.

Un saphir de Ceylan taille coussin, bleu profond

Tout est parti de la pierre. Un saphir royal blue, taille coussin, de 3 carats. Quand je l'ai posé sur mon plan de travail, sous la lumière, j'ai eu le sentiment de regarder un morceau de nuit. Le bleu est dense, velouté, presque liquide. Il évoque pour moi les grandes profondeurs de l'océan, puis, si l'on penche la pierre, un ciel étoilé juste avant l'aube.

La taille coussin n'est pas un hasard. Ses angles adoucis et ses facettes généreuses donnent à la pierre une allure à la fois ancienne et vivante. Elle ne cherche pas la dureté des lignes droites. Elle laisse la couleur s'étaler, respirer, et elle accroche la lumière avec une douceur que j'aime infiniment.

Je l'avoue sans détour : chaque fois que je regarde ce saphir de Ceylan, je pars un peu ailleurs. Dans un métier où l'on manipule des pierres toute la journée, cela n'arrive pas avec toutes. Celle-ci m'a tenu en arrêt, et c'est souvent le meilleur signe que je puisse recevoir avant de commencer un bijou.

Le pavage de diamants, pour faire chanter le bleu

Un grand saphir seul, c'est déjà beau. Mais je voulais qu'il soit entouré, soutenu, mis en valeur. J'ai donc imaginé un pavage de diamants qui l'encadre et le prolonge, jusqu'à former une bande scintillante le long de l'anneau.

Le choix des diamants m'a demandé du temps. Chacun a été sélectionné avec soin pour répondre à la pierre centrale : même blancheur, même vivacité, aucune note discordante. Je les ai comparés, écartés, repris, jusqu'à ce que l'ensemble forme un chœur homogène. Un diamant trop terne dans la rangée et tout le jeu se brouille.

Le contraste est ce qui me plaît le plus. Le blanc vif des diamants fait ressortir la profondeur du bleu, et le bleu, en retour, donne aux diamants une intensité plus grande. Ils s'éclairent mutuellement. On ne sait plus très bien qui sublime l'autre, et c'est exactement l'effet que je cherchais.

Pourquoi l'or blanc 18 carats

Pour la monture, j'ai retenu l'or blanc 18 carats. Sa teinte claire et lumineuse ne vole rien au saphir ni aux diamants, elle s'efface derrière eux tout en les tenant. L'or 18 carats offre en outre la solidité nécessaire pour sertir une pierre de cette importance et pour porter la bague au quotidien, sans crainte.

Du dessin au polissage : la création à l'atelier

Comme pour toute bague sur mesure à Nantes qui sort de mes mains, tout commence par le crayon. J'ai dessiné la bague plusieurs fois, en cherchant la bonne proportion entre la pierre centrale, son entourage et la finesse de l'anneau. Un trait trop lourd et le saphir étouffe. Un trait trop mince et il manque d'assise.

Vient ensuite la cire. Je la travaille à la main pour sculpter le volume exact de la monture, les griffes, les logements des diamants. C'est une étape que j'aime parce qu'elle permet encore de corriger, de reprendre, d'ajuster d'un coup de lame. Une fois la forme validée, la cire est transformée en métal par la fonte, et l'or blanc prend alors son existence définitive.

Puis arrive le moment le plus délicat : le sertissage. Chaque pierre est installée dans son logement, retenue par de minuscules griffes que l'on referme avec précaution. Le saphir d'abord, avec toute la lenteur que demande une belle pierre. Puis les diamants, un par un, alignés avec patience. Ici, on ne se presse pas. Un geste de travers ne se rattrape pas.

Enfin le polissage. Le métal est affiné, lissé, avivé jusqu'à ce que la bague n'ait plus aucune aspérité et que la lumière glisse partout sans rencontrer d'obstacle. J'ai reposé la bague, je l'ai regardée longtemps, et j'ai su que je tenais enfin cette pièce dont je rêvais depuis mes débuts.

Une bague qui attend son doigt

Je suis fier de cette création, je ne vais pas le cacher. Elle marque pour moi une étape : celle où l'on sent que la main a rattrapé l'idée. Du saphir à la bande de diamants, chaque élément porte ma passion pour la joaillerie et l'exigence que je m'impose à l'établi.

Pourtant, un bijou ne vit vraiment que lorsqu'il est porté. Je suis convaincu que cette bague trouvera un jour sa place au doigt de quelqu'un qui aime la joaillerie fine, qui saura lire le bleu du saphir et sentir ce qu'il y a derrière. Pour moi, c'est bien plus qu'une bague. C'est le résumé de ce que signifie être joaillier.

Un bijou réussi, c'est une pierre qui parle et une monture qui sait se taire.

Si vous portez, vous aussi, l'idée d'une bague avec un saphir, des diamants, un métal choisi avec soin, venez m'en parler à l'atelier de Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes. Nous prendrons le temps de regarder des pierres, de dessiner ensemble et de voir ce que votre histoire peut devenir entre les mains d'un joaillier.